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 Mohamed Sibari au Lycée Mly Md Ibn Abdellah

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MessageSujet: Mohamed Sibari au Lycée Mly Md Ibn Abdellah   Jeu 8 Mar - 17:05



PRESENTATION DE L’AUTEUR ET DE L’OUVRAGE

Mohamed Sibari est né au bord de oued Lukus. Il a poursuivi ses études primaires et secondaires à Larache. Et ses études supérieures au Granada (Espagne).
Infirmier puis directeur de l’hôpital Al Kortobi de Tanger. Il va prendre sa retraite anticipée en 1998.Ex- professeur du Collège Espagnol (Luis Vives) de Larache.
Il est membre fondateur et Secrétaire Général de la A.E.M.L.E ( Association des Ecrivains Marocains en Langue Espagnole) , Président de l'Association des Hispanistes de Larache. Membre actif et honorifique dans diverses associations nationales et étrangères. Membre honorifique à vie de l’Association des Auteurs-Editeurs du Canada.Il a présenté ses livres en Espagne dans les Instituts Cervantès et aux facultés des lettres au Maroc.Jusqu'à cette date, Sibari a publié plus d'une centaine d'articles dans divers journaux et revues d’ici et d’ailleurs et douze ouvrages.
Candidat au Prix Prince d'Asturias des Lettres (nominé par l'Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fez). Prix Pablo Neruda 2004.
Décoré par SM Juan CarlosI, roi d'Espagne avec le grade de la Croix d’Officier du Mérite Civil (2003). Tanger fut le théâtre de ce grand événement dans la vie littéraire marocaine d’expression espagnole avec l’hommage qui lui a été fait le 24 février 2007.

Mohamed Sibari est bien connu dans le milieu littéraire hispanique, des nombreux témoignages d’écrivains nous citerons juste quelque uns pour ne pas être long.
Manuel-Jacobo Cortés dans sa préface pour le dernier ouvrage de Sibari dit en ces termes : « …l’inépuisable Mohamed Sibari, un authentique héros de la langue de Cervantès, un Quichotte entre les moulins à vent de la langue française qui a tenté de le faire tomber de sa Rossinante. Hier comme aujourd'hui, il nous a donné, malgré son état physique, toute une leçon de comment rester un authentique numéro un. »

Jorge de Barnola racontera son expérience avec la Maroc quand il enseignait à la fac de Fès et avec Sibari quand il vint à Larache. Il en déduit que : « Sibari est en ce moment la grande référence de la littérature marocaine de la langue de Cervantès. Il se distingue par son amitié, sa fraîcheur, son savoir conter. Si nous étudiions son oeuvre dans son ensemble, nous verrions combien elle est cohérente, combien elle est méticuleuse, car ce que fait Sibari depuis 1993 est arrivé en chevauchant à dos de El Caballo (Le Cheval), pour nous conter en code picaresque l'histoire du Maroc depuis le Protectorat espagnol jusqu'à nos jours. . »

Dans un article sous le titre « Les derniers de Larache » Jorge Bezares fera de Sibari l’historien, l’âme, le monument de Larache sous ces termes : « La trace espagnole à Larache peut se trouver à la place d'Espagne, avec son horloge solaire formé de douze palmiers, et le balcon de l'Atlantique, ainsi que dans beaucoup de ses avenues et dans les deux cimetières chrétiens où reposent les restes des milliers d’entre eux …, mais elle est spécialement vivante dans l’écrivain marocain Mohamed Sibari, récompensé du prix Pablo Neruda en 2004 par le Gouvernement Chilien. »
Les hispanistes de Larache n’ont pas manqué, non plus, de rendre à César ce qui est à César et ont rendu hommage à Sibari en ces termes :

« À Mohamed Sibari
L'auteur, l'ami et le compatriote,
avec la profonde reconnaissance,
qu’en faisant usage de ses racines hispaniques,
est parvenu avec ses suprêmes narrations,
à nous rappeler continuellement nos racines marocaines »

Les événements du dernier roman de l’écrivain marocain d’expression espagnole Mohamed Sibari De Larache au ciel remontent aux années cinquante.
C’est en poète et en parfait conteur qu’il rapporte les paroles de Chérif Moulay Ahmed Er-Raissouni, adressées à l’intention de son pire ennemi Sylvestre, au début de ce prenant et attachant ouvrage où presque tout est véridique.
Sidi Heddi et sa confrérie ne seront plus un mystère pour ceux qui en ont entendu parler. L’auteur nous fera toute la lumière sur cette importante confrérie regorgeant de drogués, de fugitifs et d’espions appartenant au service des renseignements espagnol. Nous aurons même droit au témoignage de l’un de ses amis espagnols, combien nombreux, qui ont connu les Haddaoui.
Dar El Baroud, quartier très populaire à Tanger, trouvera l’origine de son appellation à la lecture de l’histoire du Chérif Albaroud qui vint de Soumata, depuis les environs de Larache, au port de Tanger pour prendre le premier bateau espagnol dans l’histoire du pèlerinage au Maroc.
Mohamed Tayibi, le héros du roman, le petit-fils de Mohamed Albaroud, passera une enfance bien difficile après la mort de son grand-père. Tout comme les sans-logis, il connaîtra la vie de la rue, jusqu’à ce qu’une famille espagnole de Ceuta l’adopte, le baptise et lui donne le nom de Jésus Oliva. Devenu chrétien et Père Blanc, en apparence, il endurera les insultes des siens. S’engageant dans l’armée espagnole, il sera considéré comme espion et passera soixante pénibles jours aux cachots de Bab-Zair.

L’histoire du Maréchal Amezian débutera quand Tayibi fera appel à lui pour s’engager dans l’armée marocaine comme parachutiste. C’est en 1911 que Amezian fut parrainé par le roi Alfonso XIII pour monter en grade et dépasser, son ami d’armes, le Général Franco.

L’histoire du Sahara marocain et de ses Chorfa Lâaroussi, qui sont les descendants de Moulay Abdessalam Ben Mechich, nous transportera avant et après la glorieuse Marche Verte vers la ville de Lâayoun où l’histoire prendra fin avec le retour de Tayibi à Larache avec sa femme Lâaroussi, sahraouie de pure souche, et son unique fils devenu médecin après ses études à Cuba pour le compte de l’Algérie.

Soixante seize pages de beauté et d’art. Un style coulant et agréable. Point de descriptions de remplissage. Point de fantasia, ni de cartes postales locales pour essayer de plaire. Point de parenthèses pour le simple fait de rallonger. Point de grossissement des moments d’intimité afin de satisfaire Eros.
Un ouvrage qui trace l’histoire d’un Maroc d’avant et d’après le protectorat. Un roman qui trace la vie d’un citoyen d’avant et d’après la misère.

Mohamed Sibari n’est pas nouveau dans le monde de la publication. Il a déjà à son actif douze ouvrages publiés. Des romans, des contes, des histoires et des recueils de poésie. Le tout en espagnol. Les hispanophones le connaissent très bien et ce n’est pas pour rien qu’il a eu la croix d’officier du mérite civil en 2003 par SM Juan Carlos I, roi d’Espagne, et le prestigieux prix littéraire Pablo Neruda en 2004.

Le but de ce premier roman traduit de l’espagnol vers le français est de partager les plaisirs de la lecture avec les lecteurs non hispanophones qui connaissent très bien le grand écrivain et poète Mohamed Sibari sans pour autant pouvoir le lire. Nous espérons répondre à cette attente avec ce travail de traduction que nous entreprenons pour la première fois. Un travail fait avec beaucoup plus de cœur que par une intention purement scientifique en rapport avec la traduction.


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