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 Extractos: De Larache Al Cielo

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MessageSujet: Extractos: De Larache Al Cielo   Jeu 28 Déc - 18:56




La réalité sous-jacente aux temps d’Er-raissouni et de Silvestre n'était pas celle de deux ennemis mais bien de deux guerriers qui se respectaient et se vouaient un amour- haine particuliers.

Er-Raissouni le dit à Silvestre :

« Toi et moi, nous formons l'orage ; tu es le vent furieux, je suis la mer tranquille. Irrité, tu arrives et tu souffles, moi je m'agite, je me retourne et m’explose en mousse.

Tu as déjà là l'orage, mais entre toi et moi il y a une différence : c’est que moi, je suis comme la mer, jamais je ne sors de mon emplacement, et toi, tu es comme le vent, tu n’es jamais dans le tien. »

Un matin de mars 1913, Moulay Ahmed Er-Raissouni, avec toute sa famille, abandonna Tanger en cachette et partit à Tazarout où il se mit à la tête de la rébellion déjà préparée.


Avant l'arrivée du nouveau Khalifa Moulay El Mehdi à la zone de Larache et de Tétouan, le colonel demanda des renforts sachant qu'il allait commencer la guerre.

Effectivement, la marche d’Er-Raissouni à la montagne fut une déclaration de guerre non seulement dans la zone de Larache mais aussi à Beni-Messouar, Beni-Houzmar, Ouadras, Beni-Yider, Beni-Arous, Beni-Gorfet, Soumata…



Le cinq juin, dans la région de Larache, les « Moudjahiddines » de Beni-Gorfet attaquèrent la position Cudia Fraikatz sur le chemin de Larache où siégeait un détachement de Tenin Sidi Yamani, et arrivèrent jusqu'à Acila.

Le sept juillet, la rebelle Haracat attaqua Ksar El Kabîr. Le groupe des escadrons de Larache à la commande du commandant Quiepo de Llano (postérieurement bourreau du poète universel Fréderico Garcia Lorca) entra en combat dans la ville du Saint Moulay Ali Boughaleb, patron de la ville.

Des années après, en 1919 Moulay Ahmed Er- Raissouni fut dépouillé de ses biens.

Bulletin officiel de la Zone Protocolaire espagnole au Maroc.

DAHIR ORDONNANT LA CONFISCATION DES BIENS D'AHMED ER-RAISSOUNI ET DÉCRET CORRESPONDANT.


Louange Dieu.

Il n’y a de durable que son Empire.

(Lieu du timbre)


On doit savoir par cet important écrit et ordre exécutif, qui se doit d’être observé avec respect, que Nous, avec l'aide de Dieu, de sa force et de son pouvoir, après avoir assuré notre personne Chérifienne que les actes qu'exécute Ahmed Er-Raïssouni obéissent à des buts personnels, qu’il ne prête pas obéissance et qu’il s’écarte de ceux qui la gardent, démontrant ce que dissimule son esprit perfide (les charges se poursuivent contre le rebelle et criminel, et les fondements du droit applicables), nous ordonnons la confiscation de toutes ses propriétés et lieux ; tout ce qu’il possède en biens, en villes et compagnes ; ses animaux, bétail et fermes ; de même que les récoltes qu'il y a dans ses propres terrains et celles qui sont en pouvoir de ses métayers. Il sera aussi dépouillé de tous les biens qu’il a confisqués aux Zaouïa et aux Ahbas, essayant ainsi de réparer les dommages qui ont été causés à ceux qui dépendent de ces institutions. Les biens des Ahbas retourneront à leur origine primitive et ceux qui appartenaient aux Zaouïa seront restitués à qui de droit.

Quant à ce qui se trouve en son pouvoir et qu’il avait perçu en qualité d'impôts Makhzen, Zakat ou dixièmes, abusant de la force, il sera restitué au Makhzen auquel cela correspond, et qui saura ce qui doit se faire de ces recettes.
Tout ceci se fait en guise de punition à ce rebelle et de leçon qui sert d'exemple, et pour que celui-ci comprenne que c’est sa conduite qui l'a menée à cette fin.
Cet ordre est final, inéluctable, sévère et exécutive, et nous ordonnons à qui cela concerne qu’ils l’obéissent et qu’ils l'honorent avec le respect nécessaire, agissant à sa teneur et sans abus.

Et la paix.

Avons donné ordre Chérifien le 6 Chaoual 1337 (5 juillet 1919)

Vu le Dahir envoyé à cette date par son altesse impériale le prince Moulay El Mehdi Ben Ismail Ben Mohamed ordonnant que soient confisqués les biens du rebelle Ahmed Er-Raissouni, et spécialement pour la déloyauté avec laquelle ce rebelle a utilisé à son propre profit les ressources que la nation protectrice lui avait confiées pour être employées au bénéfice du protectorat.


Je décide de promulguer le Dahir mentionné.

Fait à Tétouan le 5 juillet 1919 (Signé - Dámaso Berenguer)

Le courageux et téméraire jeune Chérif Sidi Mohamed Soumati surnommé « Albaroud » (En français cela signifie, la poudre), de la kabyle de Soumata avait intervenu dans ces luttes.
C’étaient de terribles guerriers qui furent des dernières kabyles à déposer les armes.
Des témoins oculaires témoigneront plus tard, qu’avant de livrer son fusil, le chérif le caressa, l’embrassa et baissa la tête pour dissimuler deux larmes qui émanaient de ses yeux et courraient sur ses joues afin d’aboutir sur sa barbe noire et touffue.

Le moudjahid, en bon montagnard, comme tous les moudjahiddines de sa kabyle l’étaient, retourna à ses tâches dans sa petite ferme.


Son fils Sidi Abdessalam avait accompli quinze ans.
Il aidait son père aux travaux du champ, comme labourer la terre, ensemencer, paître et traire les animaux.

C’était un garçon très travailleur, mais un peu têtu et hautain.

_ J’ai vu ce matin comment ton fils labourait la terre avec les deux boeufs. C’est tout un homme.


_Oui, il a grandi. C'est un bon garçon.

_Oui, mais il est têtu. Lui dit son voisin.

_C’est ce qui arrive quand on est fils unique.
Répondit le père en souriant.

_ Tu devrais le marier.

_Il est encore jeune.

_Moi, mon père m’a marié quand j’avais le même âge que lui.

_C’est pour cela que tu as divorcé trois fois.

Il avait beaucoup plu cette année là. Les puits, les rivières, les sources et les ruisseaux avaient reçu une énorme quantité d'eau du ciel, c'est-à-dire, que la terre avait reçu une « Baraka d'Allah ».
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